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Les pharmacies vont pouvoir désormais vendre des produits dérivés du CBD en tant que médicaments sur prescription en Belgique, selon une circulaire diffusée mardi 6 août par l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS).

Le CBD, de son nom complet, le cannabidiol, composant du cannabis, sera légalement vendu comme médicament au sein des pharmacies belges. Auparavant, un arrêté royal de juin 2015 interdisait aux pharmaciens de délivrer des préparations magistrales — médicaments prescrits par un médecin et réalisés dans la pharmacie elle-même — contenant du THC. Seul le médicament Sativex, qui contenait aussi bien du THC que du CBD, était autorisé sous certaines conditions pour les patients atteints de sclérose en plaques. Désormais, les choses évoluent.

Aujourd’hui, l’AFMPS autorise désormais l’utilisation de «matières premières telles que le cannabidiol contenant des traces de THC» pour des préparations magistrales si l’exposition du patient au THC ne dépasse pas 1 microgramme par kilogramme de poids corporel par jour. Les pharmaciens devront surveiller les effets indésirables et acquérir les connaissances nécessaires, ajoute cette même circulaire.

Le porte-parole de l’AFMPS, Olivier Christiaens, souligne que le CBD peut être vendu légalement comme médicament uniquement par les pharmaciens. Il met également la population en garde contre les «CBD shops», qui proposent des produits à base de cannabidiol. «Contrairement aux pharmacies, il n’y a pas de supervision et de suivi médical dans ces magasins. Dès lors, seules les pharmacies peuvent administrer le CBD en tant que médicament.»

Les pharmaciens peuvent transformer la matière première pharmaceutique CBD — une poudre — en huile, en pilules ou en pommade. Aux États-Unis, il existe notamment un médicament antiépileptique reconnu à base de CBD

Rappelons que jusqu’à présent, il était interdit au niveau belge de vendre des huiles de CBD, même dans les CBDshop. AU niveau européen, depuis janvier 2019, l’huile de CBD est considéré comme un nouvel aliment et l’EFSA(agence de la sécurité alimentaire européenne) préconise d’en interdire la vente. Chaque Etat membre étant libre de choisir si il suit ou non cette recommandation.

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